En effet, né dans une famille plutôt d'intellectuels, (Père Fondé de pouvoir, Mère Mathématicienne) il a eu le bonheur d'avoir des parents amateurs de musique, et tout au long de son enfance, il a donc profité de l'intérêt pour la musique afro américaine années 60-70s qu' avait son Père (du Golden Gate Quartet, à Otis Redding), et du penchant pour la musique afro-cubaine de sa maman, (Franco, Mbilia Bell, Pierre Claver Zeng, Africando,) combiné au rock n roll, puis au disco auxquels personne n'échappait à l'époque, tout ceci écouté à travers les vinyles de ses parents, autant que chez le prof de musique familial, le Docteur Kamtchouang augustin, père de Papa Guy (pianiste que le Cameroun à découvert dès son plus jeune âge, 9ans), et grand maître dans cet art. Valéry y apprends un peu de tout, le chant, la batterie, et le B.A. BA du piano, et de la musique en général.
Il passe ensuite par le collège Vogt à Yaoundé, où, tout camerounais peut vous le confirmer, le plus mauvais élève de l'établissement savait au moins lire une partition, car, la musique y prenait une place de choix dans l'enseignement.
Il y côtoie d'ailleurs pas mal de futurs grands, comme Jean jacques Elangué (Sax), ou Eric Kotto, (trompette), et y améliore ses connaissances musicales. Puis, ouvrira ses horizons à la musique classique en faisant un tour du côté de Nanga-eboko, au séminaire adventiste, où il devient choriste, et vit une grande expérience spirituelle.
A 17 ans, son bac en poche, il part pour la Côte d'ivoire, à l'université, et se plonge dans la culture de ce pays hybride de civilisations, car partagé entre divers peuples.
Il y découvre le « zouglou », « le logobi », et pleins d'autres styles, issus des diverses tribus y représentées. Là, va se peaufiner le style dj tarzan, bien rempli d'influences diverses.
C'est ainsi qu'il côtoie les night-clubs les plus fréquentés de la capitale Ivoirienne.
Deux ans seulement après ce passage, il stoppa ses études pour se consacrer à un autre art, le football, et devient footballeur professionnel quelques mois après sa 2ème année en faculté de médecine, car répéré par des recruteurs lors d'un match amical du club abidjanais, dans lequel il joue pour combler financièrement ses envies d'adolescents: l'africa sport.
Se passage n'ayant rien à voir avec la musique à priori, nous intéresse car c'est bien à ce moment là que Dj tarzan prend son envol en ce qui concerne les platines. Déjà il tient ce surnom de son 2ème club de football, Tarzan d'obala (Cameroun).
Il commença par s'acheter deux radiocassettes cd, (type ghettoblasters), lors d'un voyage de l'équipe nationale espoir de football du Cameroun (qui l'avait répéré) au Nigéria, et là, va commencer à épicer tous les déplacements de cette équipe, de musiques en tout genre et en tous lieux. Ce fut dans les avions, dans les vestiaires, les bus, les hôtels, partout où il passait, Valéry semait l'image du fanatique de la musique, avec ses ghettoblasters, façons ragamuffin de Harlem, ou vagabond de Brooklyn. Voyant le succès de ses choix musicaux à travers les demandes de copies qu'il recevait, il commença à faire des mixtapes qui s'arrachaient par ses amis, et sa famille, en mixant avec 2 ghettoblasters, sans tables de mixage s'il vous plaît;(Anniversaires, fêtes de familles ...etc.).
Quand on lui demandait quel style il avait, il disait, tous styles, et c'était la particularité de quelqu'un qui avait eu toutes sortes d'influences, et qui voulait les partager avec tous ceux qu'il rencontrait.
Parti en Belgique à 19ans, il y poursuivit son chemin de footballeur, sans cesser, bien sûr, de faire ses mixtapes qui continuaient d'avoir de plus en plus de succès.
Quelques dates : Le 06 décembre 1997, Dj tarzan mixe lors du mariage d'un coéquipier footballeur, et fait un carton, il a alors 21 ans. Et c'est le coup d'envoi pour une série de sollicitations, mais, qui seront encore une fois, freinées par sa carrière de footballeur, qui, comme vous l'imaginez, n'est pas compatible avec le métier de dj, donc, ceci va grandement temporiser le talent créatif de notre superdiscjockey, plus que généraliste, et qui à l'époque ne maitrise que les vinyles et les cassettes, (le cd étant trop récent, on ne trouvait pas suffisamment de répertoire sous ce format.)
Le 06 juin 1998, Dj tarzan organise sa 1ère soirée, en vue de l'ouverture de la coupe du monde 98.Très gros carton, d' où sera instaurée la série de mixtapes appelées TarzanTape, TT, il y eut TT#1, TT#2, ...etc. Jusqu' à TT#8, qui se sont vendues (en cassettes bien sûr), à plus de 3000 exemplaires la 1ère année, financées par ses propres moyens.
En 1999, sa carrière footballistique prend un coup d'arrêt suite à une pathétique blessure, et il se trouve obligé, pour ne pas sombrer dans la dépression, de laisser libre cours à sa 1ère passion, la musique, et peut désormais exprimer son talent, soirées, mariages, night clubs, et dans la foulée, il vint à Paris en novembre 1999, après avoir organisé diverses soirées, puis un bref tour au Métrofolis, (célèbre bar dancing congolais de Bobigny), il commence à mixer au « balafon club privé » dont il ouvre les portes en octobre 2001 et le fait tourner pendant 2ans, d'abord en tant que gérant, puis disc-jockey, sous la houlette de Sem Isson, et ensuite de Franck Alain l'ivoirien.
Il y eut le passage de Dj petit mouton, Dj Noah Serge, Dj Eddy mix, et finalement, de Dj sam_kmer, qui resta 2 ans à ses côtés.
En juillet 2003, Dj Sam, qui après leur passage au « Balafon », va l'entraîner avec lui à la « Piédra discothèque» sise dans les locaux de la « Casa 128 », à la rue Lafayette à Paris 10e.
, sous la houlette d'Yves Djon, grand promoteur de soirées, qui tenait « la Piédra » pendant 5ans, avec brio, et où sont passés, dj rameau, dj polio, dj koba, dj kitoko, et j'en passe. Puis, il se passât environ 3 ans pour le trio dj Sam, dj Rameau fraîchement débarqué du Cameroun, et Dj tarzan à la « Piédra », avec le succès que l'ont connaît, et le passage de tous les artistes africains les plus côtés dans le monde, qui se bousculaient pour y passer en spectacle, puis vint Dj Bertrand pour étoffer la « dream team » comme on appelait dans le milieu africain à l'époque, cette équipe d'amis.
A la même période, naquirent les soirées « Old school party », qui eurent un énorme succès dans le milieu de la nuit africaine. Coorganisées par Serge Dipanda et son collectif Génération SAIF, et Dj tarzan, qui dès lors faisait partie de cette association, et y mixait en compagnie de Dj Sam, son ami et collègue de longue date, ce fut le début de la désormais immortelle « Old school party » de S.A.I.F., qui continue de faire bouger du beau monde sur les berges parisiennes, puisque se déroulant à chaque fois sur des bateaux parisiens.
En 2005, la « Piédra » changeât de gérance, et on vit partir Dj tarzan avec son team dans une série de changements, ce fut la période instable de sa carrière de Dj.
D'abord au « Nombril club »chez Placide et Guyguy L'amour, (place Clichy), puis au « Babylone »chez Belkoss (place de la république), avec Dj rameau, pendant que Dj sam s'en allât pour un contrat au « SKS discothèque » à Nantes. Dj Tarzan fit aussi un bref passage au « Malibu Discothèque » (Châtelet), la plus ancienne discothèque sénégalaise, où il animait les soirées sénégalaises, encore une fois notons sa grande ouverture culturelle, qu'il est camerounais, et que ce n'est pas donné pour un camerounais de mixer sur les soirées sénégalaises dans une boîte de nuit sénégalaise, et qui plus est la plus ancienne de toutes à Paris, il l'a réussi.
Il s' occupa ensuite du lancement du « Petit Zénith », sur les berges de seine, derrière le parc de la villette, puis de l'ouverture du « cristal marins », aussi tout près de la villette, et enfin du « jet club » aux grands boulevards de Paris (rue richelieu), tout ceci avec son ami Dj Sam.
Après l'été 2005, il fit un bref séjour au « Nirvana » (Champs Elysées) pour le lancement de soirées à thème black, et au « Dock blida » à Londres pour le lancement raté cette fois ci, de soirées afro françaises en Angleterre, sauf que cela nous montre encore une fois, après le « balafon », le « Babylone », le « Petit Zénith », le « Nirvana », et « le Dock blida » plus tard, le caractère de pompier, et même de « rampe de lancement » de Dj tarzan, qui a d'ailleurs, dans le sillage de Dj Base, fait un bref passage à l'Alizé night-club, pour les soirées afro camerounaises de Charlotte Ngo Kol, autre reine de la nuit parisienne.
A la fin de l'année 2005, un samedi soir, il se trouva obligé de suppléer Dj Sam qui était absent de son night club nantais car sollicité ailleurs, et s'y installa finalement pendant 2 ans car la direction avait aimé son style multiculturel, et varié dans toute la diagonale universelle de la musique club. Il partait à Nantes au SKS discothèque, histoire de voir du pays, et pendant deux ans, ce fut un ballet d'aller retour autour de la boîte de nuit afro n°1 à Nantes,
Où il côtoyât de nouveau en spectacle Dj Polio, Dj Kitoko, puis mixa avec Dj Mc Ram's le vieux Père, côtoyât Dj Eddy Fast D, Dj Mike, Dj Tobi, tous 3 de Nantes, tout en faisant de temps en temps la navette entre le Luxembourg, La Belgique (liège), et l'Allemagne (Dortmund) au « Village Night-club »chez son ami Dj Mass, accompagné de Dj Smocky P, autre vieux père (vieil ami) de Dj Tarzan, ou de Dj Sweet la merveille (à Londres), pour des soirées à thèmes organisées ça et là, dans le but de maintenir haut le flambeau des Dj africains, généralistes dans l' âme, et bons chanteurs, pour ceux d'entre eux qui avaient fait de la chorale à l'église ou joué en orchestre au lycée comme c'était le cas pour lui, ou du moins griots, pour les moins doués.
Après deux ans passés à Nantes, il décidait de s'arrêter, et de changer d'air, et le côté pompier va encore se révéler lorsque Le « Baobab », night-club grenoblois, va faire appel à ses services pour un nouveau départ, mais, il ne put honorer cette demande, qu'il laissât à son ami Dj Sam, qui lui laissat la main à Dj Rameau, car, parallèlement, il était appelé par son ami Dj Pat, avec qui il a bossé au Malibu à l'époque, pour lui donner un coup de main, et mettre sa touche personnelle dans la nouvelle sauce de l'ex-Piédra,(où il avait déjà bossé), nouvellement appelée « Privé des Privés », située au sein de la Casa 128, sis à la rue Lafayette dans le 10e arrondissement à Paris.
Discographie :
Après le succès des 8 éditions de la TT, dj tarzan à sorti « African Party », en septembre 2005 chez EMI/VIRGIN Music France, compilation all africa mixée, en club avec Kiki Touré et Dj Mathieu, au sein de « l'Atlantis night club ».
Puis, « Coupé Décalé System », actuellement dans les bacs, tout en préparant les 100 meilleurs titres africains de tous les temps, et « African Party II » et il s'apprête pour fêter ses 11ans de mix à ressortir la « all time TT » en 4 volumes qui comporteront les grands axes musicaux des night-clubs afros d'Europe.
Actuellement en contrat avec la « Casa 128 », sous le nom « Privé des Privés», Managé par Eddy Ngambi, il continue de faire bouger le dancefloor de cet endroit, en attendant de s'envoler de nouveau par ses lianes, pour une autre station en manque de rampe de lancement. Avec des lianes, nul ne peut résister à l'appel divin de la musique qui vous emporte dans les airs.
« Le barbare c'est l'autre » disait Rousseau.
« C'est l'Autre qui n'a pas de culture soi disant, ... tout est culture, et personne n'a le monopole de ce qui est culturel et bien dans une culture, puisque chacun de nous à la sienne, par delà, la réussite du Dj est inversement proportionnelle à son étroitesse d'esprit, et proportionnelle à sa variété de cultures, donc, son éveil culturel. Trouvons le bien de chacun des styles musicaux, et revalorisons le, car, tout groove peut se danser par toute civilisation, tout est une question de rythme... » DJ Tarzan.




